Autobiographie d’un éclat de chocolat : du malaxage au moulage (tome 2)

12/03/2015

Il y a quelques temps de cela, notre éclat de chocolat nous avait laissé sur notre faim en s’arrêtant à l’étape du broyage-affinage de son autobiographie chocolatée tome 1. Depuis nous avons récupéré – en cachette – la suite de ses écrits soigneusement dissimulés dans un recoin de l’Atelier du Chocolat de Bayonne. Voici la fin de ses aventures gourmandes : du malaxage au moulage !

Chocolapitre 9 : malaxage
La pâte liquide dont je vous parlais dans le chapitre précédent se nomme pâte de cacao (je l’ai entendu dire de la bouche d’un maître chocolatier). Vous vous imaginez ? Moi qui partais de rien, simple cabosse, on venait de me rebaptiser « pâte de cacao » (avec la particule s’il vous plaît). Enfin moi… moi et toutes les cabosses avec qui je partageais cette aventure. Au moment de ce que les humains qui m’entouraient appelaient le malaxage, je me cru au spa. On nous saupoudra de sucre et on nous massa jusqu’à ce que l’on soit lisse et détendu. Je me sentais tellement bien…

Chocolapitre 10 : broyage
Puis vint l’étape du broyage. Je compris rapidement que pour passer au niveau suivant et être encore plus beaux et savoureux nous allions devoir nous serrer les coudes chocolatés. La broyeuse-affineuse élimina tous ceux qui n’avaient pas l’esprit d’équipe et jouaient aux gros durs. Les particules trop récalcitrantes furent éliminées. Mais nous, et surtout moi, étions toujours de la partie. Fiouf !

Chocolapitre 11 : conchage
Comme nous fûmes un peu éprouvés par l’étape précédente, le maître chocolatier voulut surement se faire pardonner et nous introduisit tous dans un jacuzzi, qui devait, d’après ce que j’ai entendu chuchoter, améliorer notre viscosité. Je ne sais pas vous, mais moi la chaleur, ça me fait fondre ! Il faisait très chaud, mais ce ne fut pas désagréable pour autant. Puis, pour rendre notre peau bronzée encore plus douce, il nous tartina de beurre de cacao. Difficile d’être plus chouchouté.

Chocolapitre 12 : tempérage & moulage
Je ne sais pas pourquoi mais à ce moment là je sentis que ma consécration était proche. Que j’allais bientôt devenir célèbre et défiler sur les papilles du monde entier. On nous fit réchauffer puis refroidir puis réchauffer pour nous rendre les plus beaux possible, sans aucune marbrure tout en conservant nos propriétés. Puis on nous sépara et les humains qui s’étaient si bien occupés de nous jusqu’à maintenant laissèrent certains de mes amis dans une étrange machine. Une machine qu’ils appelaient tapoteuse berça mes amis qui firent une longue sieste. Par contre il semblait que moi j’étais destiné à devenir un éclat qu’on allait venir cueillir et placer dans un des magnifiques – et célébrissimes – bouquets de l’Atelier du Chocolat : un au chocolat noir et aux amandes grillées.

La suite… je ne m’en souviens plus. Tout ce que je sais c’est que des copains au chocolat noir et à la cannelle, au café, à l’orange, au lait et noisettes grillées… me rejoignirent… A nous tous nous formions le plus beau bouquet que je n’avais jamais vu…

Voilà fin de l’histoire du petit éclat de chocolat noir malicieux. Que s’est-il passé pour lui ensuite ? Tout ce que l’on sait c’est qu’il n’est pas resté longtemps sur son trône à l’Atelier du Chocolat. Un grand homme blond est passé le lendemain le chercher pour l’offrir à sa fiancée… Et on s’imagine que notre petit éclat de chocolat devait être fier…

Écrits chocolatés recueillis à l’Atelier de Chocolat de Bayonne.

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