La Vallée des Aldudes

26/09/2012

Vallée des AldudesAhh, la jolie Vallée des Aldudes… Petit bout de pays au fin fond du Pays Basque. S’offrir une balade dans la Vallée des Aldudes, c’est savoir s’éloigner des sentiers battus, et surtout de la côte, très fréquentée en été.

Une seule route principale traverse la Vallée des Aldudes, mais on aime s’aventurer sur quelques chemins buissonniers et routes tortueuses au milieu des vignes d’Irouléguy, ou grimpant quelque jolie montagne sauvage. Les Aldudes, c’est un bol d’air pur sur une terre aux multiples contrastes, à deux pas de l’Espagne. Ses paysages, très préservés, forment un tableau enchanteur : vallons endormis, premiers contreforts pyrénéens recouverts ça et là de chênes et d’immenses hêtraies, de prés verdoyants ou paissent, sereines, vaches et brebis (manech s’il vous plaît).

A l’entrée de la vallée : Banca, fief de la truite du même nom, voit défiler les pêcheurs venus taquiner la truite locale, la « fario ». Michel Goicoetchea y a pris ses quartiers voici 40 ans pour installer sa truiticulture, qui sert aujourd’hui les plus grands restaurants français dont les chefs cuisinent à merveille sa Truite de Banka.

Quelques kilomètres en amont, les Aldudes, le village cette fois. Petit havre de paix où l’on vient pour le calme et les paysages : du vert, des dégradés de verts, la montagne, les brebis… et les porcs ! Pas n’importe lesquels, ceux de Pierre Oteiza, le producteur qui a sauvé la race de porc pie noir alors menacé d’extinction. Son jambon du Kintoa produit à base de porcs semi-sauvages vivant dans la montagne séduit lui aussi jusqu’à Paris !

Le décor de toute beauté invite à la randonnée, et Pierre Oteiza le sait bien. Il a aménagé pour les promeneurs une petite balade d’une heure en montagne pour découvrir ses porcs, mais aussi des ânes, des vautours ou des chèvres. L’idéal avec des enfants !

Mais il est temps de reprendre la route, pour se rapprocher de la frontière. Dernière halte à Urepel, au fond de la vallée. Voué à la vie pastorale, le village voit chaque année ses bêtes partir en transhumance vers le Pays Quint, à deux pas, territoire indivis entre la France et l’Espagne. Un autre paradis de la randonnée, offrant une vue de toute beauté sur « l’intérieur », au milieu des pottoks, des ânes et des brebis, mais aussi des cromlechs et dolmens, vestiges d’un passé chargé d’histoire.

+ Visiter la Ferme aquacole de la Truite de Banka
+ Se promener sur le sentier pédagogique de Pierre Oteiza
+ Revenir un peu en arrière pour visiter la jolie cité de Saint-Jean-Pied-de-Port.

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